Point presse mensuel d’avril 2011

Bonjour à tous,

Nous avons eu un Conseil exécutif tout-à-fait passionnant qui nous a permis de prendre la mesure de la situation économique et sociale tant nationale, qu’européenne et internationale. C’est cette nouvelle mesure à la fois de l’économique et du social que je voudrais vous présenter ce matin en résumé, et puis ensuite, après avoir abordé ces deux points, je conserverai un petit peu de temps si vous me le permettez, pour préciser un certain nombre d’éléments statutaires et également pour donner la parole à Jean-Louis Schilansky, notre vice-président trésorier qui est avec nous ce matin pour vous présenter les comptes que nous présentons ensuite en Assemblée générale à 10 heures, donc dans quelques instants.

Situation économique

Un point, tout d’abord, sur la situation économique. Il nous semble important de dire aujourd’hui que la reprise est là, que les signes objectifs, tangibles, de ce retour de la croissance, sont incontestables et sont nombreux.  Alors, ils relèvent tout à la fois de données internationales et de données européennes ou nationales.

Slide 1 : « Croissance mondiale à son niveau exceptionnel d’avant la crise »

Sur la dimension internationale, qui est évidemment essentielle, je crois qu’il suffit de dire en une phrase que la croissance mondiale a retrouvé son niveau d’avant la crise , que le rebond du commerce mondial ces derniers mois a été tel que nous avons aujourd’hui un niveau d’échanges supérieur à ce qu’il était avant la crise.

Slide 2 : « Craintes de ralentissement non confirmées »

Et pour défiler rapidement quelques autres signes de cette évolution, je tiens à vous montrer cette courbe sur l’activité chinoise. Il est évident que nous surveillons de très près ce principal moteur de l’activité économique mondiale et les craintes qui avaient été exprimées il y a quelques temps sur un ralentissement de la croissance chinoise n’ont pas été confirmées.

Slide 3 : « Etats-Unis : poursuite de l’accélération au début 2011 »

L’autre signe vraiment très important et tout-à-fait encourageant pour nous tous, c’est la poursuite de l’accélération de l’activité aux Etats-Unis. Et si j’ai commencé par parler de la Chine, c’est parce que c’est le phénomène nouveau de ces dernières années, mais il n’en demeure pas moins que les Etats-Unis restent LE moteur principal de l’activité économique de la planète. Donc, l’évolution des courbes, tant dans l’activité de services que dans l’activité industrielle aux Etats-Unis est extraordinairement prometteuse.

Slide 4 : « Zone euro : croissance décevant fin 2010 pour des raisons en partie circonstancielles » / « Zone euro : perspectives orientées à la hausse »

Alors, j’arrive sur l’Europe. Et là aussi, les nouvelles sont bonnes. Les nouvelles sont bonnes parce qu’il y a, en dépit de l’hétérogénéité de la zone euro, une confirmation du retour de la croissance, même si, encore une fois, il y a des disparités tout-à-fait significatives.

Slide 5 : « Allemagne : accélération de l’activité début 2011 et perspectives au plus haut depuis 20 ans ».

Et puis, évidemment, les perspectives allemandes sont extraordinairement positives. A une réserve près sur les perspectives allemandes : les perspectives orientées à la hausse en Allemagne ont été mesurées avant la catastrophe de Fukushima. C’est un point à souligner, car évidemment, dans les incertitudes actuelles, la question des choix énergétiques des différents pays est cruciale et les orientations que semble prendre l’Allemagne aujourd’hui vers un arrêt programmé de l’utilisation de l’énergie nucléaire peut modifier la dynamique allemande d’une manière significative.

Alors, en dépit de cette réserve, les signaux sont donc tout-à-fait positifs, y compris chez nous. Y compris chez nous. Vous pouvez regarder beaucoup d’indicateurs qui sont extraordinairement rassurants.

Slide 6 : « France : décollage dans le logement neuf ».

Vous avez ici le décollage de la construction dans les logements neufs et les mises en chantier. C’est un indicateur parmi d’autres mais qui est tout-à-fait intéressant.

Slide 7 : « Consommation : accélération au début 2011 »

L’évolution de la consommation qui est également plutôt favorable.

Slide 8 : « Entreprises : l’investissement productif, un soutien espéré à la croissance de 2011 »

Et puis, surtout, peut-être, si on pense en termes de long terme, les perspectives d’investissement qui sont vraiment plutôt bonnes et qui laissent augurer d’une croissance favorable pour notre pays

Slide 9 « France : retour à la création nette d’emplois en 2010 »

Nous créons à nouveau des emplois. Le chômage baisse, peut-être pas assez vite, et si vous voulez, je peux y revenir, mais le chômage est sur une tendance à la baisse et les créations d’emplois sont là, notamment dans les petites et moyennes entreprises. Donc, en dépit de ces signaux encourageants, nous n’arrivons pas en France à avoir un taux de croissance comparable à celui de l’Allemagne par exemple. Vous voyez que nous avons une croissance qui s’établit en moyenne annuelle en 2010 à 1,5, alors que l’Allemagne a évidemment un taux de croissance supérieur à 3, comme on l’a tous à peu près mémorisé ces derniers temps. Que se passe-t-il ? Il faut que nous ayons en France d’une manière claire, d’une manière lisible, d’une manière comprise par tous, une politique économique pro-croissance. Une politique économique pro-croissance. Une politique économique pro-croissance aujourd’hui dans notre pays, c’est une politique économique pro-Tpe et pro-Pme. C’est là que tout se joue pour maintenant et pour le futur. Et toute décision de politique sociale ou économique qui n’est pas prise selon cette grille, une politique pro-croissance, une politique pro-Tpe, une politique pro-Pme est une décision qui ne peut que nous empêcher d’atteindre ce rythme soutenu que connaît l’Allemagne. Et ce point est important, parce que ce n’est pas simplement pour avoir un beau chiffre et se dire que nous n’avons pas à avoir de complexes par rapport à l’Allemagne, ce point est important parce qu’aujourd’hui, tout le monde se pose des questions de pouvoir d’achat, tout le monde se pose des questions de niveau de vie. Et d’une manière générale, d’une manière globale, d’une manière macro-économique, la réponse à la hausse du pouvoir d’achat est une réponse qui passe par la croissance. C’est parce que nous aurons une croissance soutenue, parce que nous aurons une croissance supérieure à ce 1,5 qui marque l’année 2010 que nous pouvons espérer des gains significatifs de niveau de vie. Et d’ailleurs, vous savez, le 1,5 de 2010 est correct, compte tenu de la crise et du drame que nous avons frôlé en 2008-2009. Mais si on se compare à la moyenne des années précédentes, et notamment à la moyenne 2000-2008, nous sommes en-deçà de cette moyenne. Donc, nous pouvons mieux faire. Pour mieux faire, cela dépend de nous dans les entreprises, cela dépend de notre créativité, de la qualité de nos produits, cela dépend aussi d’une politique économique pro-croissance. Je terminerai ce point sur une situation économique vraiment améliorée, vraiment encourageante en vous disant la chose suivante : ce retour de la croissance, évidemment nous fait plaisir. Mais je voudrais aussi que vous compreniez que nous, les chefs d’entreprise, nous ne sommes pas pour autant complètement sereins. Pourquoi ? Parce que les incertitudes sont nombreuses et sont d’une ampleur et  d’une intensité que nous ne connaissions pas avant la crise. Je m’explique : aujourd’hui, beaucoup d’entreprises vont mieux parce que leurs carnets de commandes se remplissent grâce à la Chine, grâce à l’Inde, grâce au Brésil. Mais en même temps, nous voyons bien que les choses bougent très vite. Tel client que nous accrochons ici, nous pouvons le perdre très vite le lendemain. Il y a dans le monde d’aujourd’hui des changements d’orientation dans l’activité économique, dans la façon de faire, qui peuvent être tellement subis, tellement brutaux, que c’est un degré d’imprévisibilité de plus qui pèse sur nos entreprises. Evidemment, il y a aussi une incertitude liée aux situations de politiques économiques de beaucoup de pays. Les déséquilibres mondiaux, notamment les déséquilibres commerciaux restent un sujet de préoccupation. C’est pourquoi nous soutenons, et avec moi tous les patronats membres du G8, nous soutenons l’approche de la présidence française du G20 qui consiste à tenter de convaincre la Chine de mettre en œuvre un système monétaire dirigé par le marché, c’est-à-dire avec un taux de change flexible et non pas une sorte de taux de change fixe. Ceci permettrait de faciliter le rééquilibrage des différentes économies, et notamment des soldes commerciaux. Dans cet univers très incertain, il y a évidemment la question des prix de l’énergie et des choix énergétiques. Je l’ai dit rapidement en parlant de l’Allemagne. De l’énergie, des prix de l’énergie, je devrais parler aussi du prix des matières premières, pas simplement de celles qui sont à l’origine de nos dépenses énergétiques. Cela, c’est vraiment un changement de modèle tout-à-fait important. La situation dramatique de Fukushima d’une part et les évènements heureux du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ne peuvent que conduire à un pétrole cher, j’espère que devant Jean-Louis Schilansky, je ne suis pas en train de dire une bêtise, et c’est quelque chose que nous devons intégrer dans nos perspectives économiques.

Dialogue social

Dans cette situation qui est à la fois plutôt heureuse et à la fois pas tout-à-fait rassurante, j’arrive à mon deuxième point, il y a une nouvelle qui me semble, elle, tout-à-fait prometteuse, très encourageante. Cette nouvelle, c’était notre capacité à travailler avec les organisations syndicales d’une manière fructueuse. Vous voyez, le dialogue social ne fait pas de bruit en ce moment. Et c’est quand il ne fait pas de bruit qu’il est extraordinairement efficace. Alors, évidemment, il n’est pas de l’intérêt des politiques que de souligner cela et de mettre en avant cette qualité et cette richesse du dialogue social. C’est tout-à-fait regrettable et je l’ai déjà déploré souvent, mais je le dirais une fois de plus, il est dommage que les hommes politiques et les femmes politiques, de droite comme de gauche, se complaisent à dire que dans notre pays, il n’y a pas de dialogue social. Nous venons, en quelques semaines, de signer trois accords majeurs. Un accord sur les retraites complémentaires, un accord sur l’assurance chômage et un accord sur l’emploi des jeunes. Caractéristique commune de ces trois accords : ce sont des dispositifs qui offrent un niveau de prestations et de protection élevé et qui, en même temps, sont construits sans augmentation de cotisation pour les salariés ou pour les employeurs, dans création de recettes nouvelles qui équivaudraient à des prélèvements obligatoires nouveaux. Nous avons là un changement véritable de paradigme. Nous sommes aujourd’hui, partenaires sociaux, capables de nous mettre d’accord pour définir des prestations sans augmenter les prélèvements obligatoires. Ce qui est tout-à-fait remarquable aussi dans ces accords, c’est le nombre des signatures : trois pour les retraites complémentaires, quatre pour l’assurance chômage et l’emploi des jeunes, avec notamment sur l’assurance chômage, le retour que je salue de FO dans la gestion de l’Unedic.

Il me semble que tout ceci est à souligner, et je voudrais dire que depuis 2005, nous avons signé 34, si je prends justement les 3 derniers, nous avons signé 34 accords interprofessionnels. Et si je ne prends que les accords les plus fondamentaux, nous en sommes à 14. Cela me semble tout-à-fait remarquable.  Tout ceci pour dire que ça bosse, ça bosse plutôt bien et j’espère que nous allons continuer dans cet esprit. Et nous avons entre partenaires sociaux une prochaine échéance qui est tout-à-fait importante, qui est celle du 26 avril, réunion entre organisations syndicales et patronales sur la négociation modernisation du dialogue social. C’est dans cette négociation que doit être abordée, qu’a déjà été abordée la question du partage de la valeur ajoutée, de sa compréhension, de sa définition et de ses conséquences à l’intérieur de l’entreprise. Vous voyez, dans ce que je suis en train de dire, il y a un message. Le message, c’est : nous venons de faire la démonstration de la qualité et de l’efficacité de notre travail, nous, partenaires sociaux. Sur cette question du partage de la valeur ajoutée, question délicate c’est vrai, laissez-nous aller jusqu’au bout. Ce message ayant été dit, je pense que je vous ai dit l’essentiel.

Réforme de la dépendance

J’ajouterai un dernier point néanmoins : nous avons hier au Conseil exécutif débattu assez longuement de la réforme de la dépendance. Nous avons arrêté une position claire sur ce que doit être l’orientation principale de cette réforme selon nous. Nous considérons qu’il serait tout-à-fait dangereux pour l’équilibre financier de notre pays de créer une 5ème branche de la Sécurité sociale. Par conséquent, la voie que nous recommandons est celle d’un partenariat public-privé moderne, redessiné à cette occasion en termes à la fois des modalités de financement et de sa gouvernance. Et pour aboutir à un système à deux étages principaux, peut-être qu’il y aura d’autres étages complémentaires à ajouter au fur et à mesure que l’édifice se construira, mais deux étages principaux, c’est un socle de couverture qui s’étendra à tous les revenus les plus modestes – reste encore à définir le seuil de ces revenus, ce que nous n’avons pas fait encore – et puis, au-dessus, un mécanisme d’assurance obligatoire à condition, et il reste du travail à faire, que nous précisions les conditions de mise en œuvre de ce mécanisme d’assurance obligatoire. Nous sommes en mesure de vous donner aujourd’hui, de vous distribuer à la fin de cette conférence de presse, un premier document sur notre approche sur la dépendance, mais nous allons continuer à travailler sur le sujet qui est un sujet vraiment absolument fondamental parce que c’est un sujet de société, c’est un sujet qui touche à quelque chose de très intime, de très bouleversant et qui, je crois aussi, doit nous faire réfléchir sur ce que doit être la famille pour nous aujourd’hui. Mais c’est aussi un sujet de finances publiques, c’est donc un sujet qui pèse sur l’avenir de notre pays. C’est pourquoi nous vous organiserons une conférence de presse spécifique sur cette question dans les 5 à 6 semaines à venir.

Questions statutaires

J’ai abordé tous les sujets, ce que je vous propose maintenant, c’est d’aborder les questions statutaires. Deux mots sur trois nominations importantes.

La première concerne le 1 % Logement. Le Conseil exécutif a validé la proposition du Comité statutaire qui a décidé que Michel Guilbaud, notre Directeur général, deviendrait administrateur de l’UESL, l’organisme qui gère le 1 % Logement. Et surtout, à cette occasion, a désigné, a confié la responsabilité de chef de file Medef au 1 % Logement à Jean-Pierre Guillon, le président du Medef Nord-Pas-de-Calais. Jean-Pierre présentera donc sa candidature à la présidence de l’UESL dans les tous prochains jours. Par ailleurs, Didier Ridoret a été nommé président du Comité Logement.

Et puis enfin, Jacques Veyrat va prendre la présidence de la Commission Europe du Medef. Jacques Veyrat, président du groupe Louis Dreyfus, et qui va donc rejoindre l’équipe dynamique du petit-déjeuner des présidents de commission. Ceux qui nous suivent depuis longtemps connaissent bien cette instance qui est à la fois informelle et en même temps, c’est vraiment là que se structure la doctrine et la pensée du Medef.

Besoin d’Air 2

Aujourd’hui, nous sommes à un an de l’élection présidentielle. Nous volons à la fois garder l’œil rivé sur les choses essentielles de l’économie, du social et du sociétal qui nous permettent d’avancer pour nos entreprises, pour nos équipes, pour notre pays. Et donc, il n’est pas question pour nous de nous disperser au fur et à mesure des interventions politiques qui pourraient toucher l’activité des entreprises en général. Mais nous avons décidé d’accélérer le travail en préparation sur Besoin d’Air 2. Toutes les commissions sont mises sous tension si je puis dire les choses ainsi et nous allons avoir entre maintenant et mi-juillet un travail d’une très grande intensité à tous les niveaux du Medef. Au niveau de chaque territoire, chaque territoire devra nous envoyer ses recommandations, ses préconisations, ses idées nouvelles d’ici fin mai. Ebullition dans chaque fédération : nous avons l’intention de solliciter chaque fédération professionnelle, notamment sur les sujets qui leur sont propres dans les domaines qui leur sont spécifiques. Séminaire de réflexion tous azimut de toutes les commissions du Medef à partir des jours qui viennent jusqu’à fin juin. Et un objectif très clair : publier un Besoin d’Air 2 fin novembre, un Besoin d’Air qui devra intégrer toutes les nouveautés que j’ai esquissé très rapidement tout-à-l’heure du monde d’aujourd’hui. Car, j’insiste, si la reprise est là, si la croissance est à nouveau là, ça ne se passe pas dans les relations entre entreprises, dans les relations entre pays, là où se situent les lieux de décisions, cela ne se passe pas comme avant. Donc, premièrement, intégrer les nouveautés, en tirer les conséquences. Deuxièmement, répondre aux différents programmes des partis politiques tels qu’ils sont en train d’être rendus publics et tels qu’ils se diffusent à travers les différents colloques. Troisièmement, proposer une vision pour l’avenir de notre pays. Une vision qui donnera une grande place à l’Europe.

Sur ces décisions statutaires et ce programme pour les mois à venir, je termine là mon intervention et donc, je demande à Jean-Louis de nous rejoindre et de présenter les comptes, les bons comptes.

Rapport de gestion 2010

Jean-Louis Schilansky : Merci Laurence. Nous allons vous distribuer dans quelques minutes, si ce n’est déjà fait, le rapport de gestion du Medef dans une version un peu modernisée. Je voudrais faire quelques remarques sur ce rapport de gestion. La première chose, ce que nous essayons de faire très simplement, c’est plus de communication sur notre mode de fonctionnement et vous verrez dans ce rapport de gestion des pages sur le management du Medef, la façon dont cela se passe et également plus de transparence sur nos comptes.  Je crois qu’on est maintenant complètement transparent sur ce que nous faisons et vous verrez le détail de nos comptes dans ce rapport de gestion. Ces comptes que vous verrez dans ce rapport ont été approuvés hier par le Conseil exécutif du Medef. Nous avons eu également la certification sans réserve du commissaire aux comptes. Juste quelques remarques sur à la fois les chiffres et sur la méthode. Au niveau des chiffres, vous verrez que le Medef ressort un résultat positif de 340 000 euros, alors que notre budget a été à l’équilibre en prévision comme nous le faisons tous les ans. Ce résultat positif provient de deux facteurs essentiels. D’une part la stabilisation de nos recettes et c’est un bon résultat dans le contexte économique dans lequel nous étions, vous pouvez imaginer que les fédérations, que les Medef territoriaux ont eu des difficultés dans le courant de l’année 2010 suite à la crise économique, et nous avons réussi à stabiliser complètement cette chose-là. Nous avons également accordé des réductions de cotisations comme vous le savez dans le courant de l’année 2010. Et la grande nouvelle, c’est effectivement le fait que le Medef a été particulièrement bien géré en 2010 par toute l’équipe qui est ici présente et que les dépenses ont été inférieures à celles de 2009 d’environ 500 000 euros, ce qui est tout-à-fait important, de l’ordre de 1,5 % de l’ensemble du budget de dépenses du Medef. Donc, grâce à la stabilisation des recettes comme je vous l’ai expliqué tout-à-l’heure, le fait que les dépenses ont été contenues, diminuées en fait par rapport à 2009, le résultat global d’exploitation du Medef fait ressortir un résultat positif de 340 000 euros. Donc, voilà pour les comptes. Vous verrez le détail dans le rapport de gestion. En ce qui concerne la méthode, les modes de fonctionnement, je voudrais faire deux remarques assez courtes mais significatives. Nous sommes dans un processus que nous avons engagé depuis plusieurs années d’un suivi rigoureux des temps passés par toutes les personnes du Medef. Pour nous, c’est quelque chose de très important, dans la mesure où nos recettes sont à la fois des cotisations de fédérations et de Medef territoriaux, mais également des subventions paritaires. Il est donc extrêmement important que nous identifions très précisément, pour chaque salarié du Medef, le temps qu’il passe sur l’activité Medef et sur l’activité paritaire. Nous sommes pratiquement arrivés au bout de ce processus dans le courant de l’année 2010 et donc nous savons de façon extrêmement précise ce qui est dépensé sur l’activité Medef et sur les activités paritaires. Ce qui nous conduit, en cas d’excédent, c’est-à-dire où les subventions paritaires sont supérieures à ce que nous dépensons, à mettre ces fonds en réserve, dans des fonds dédiés et nous informons bien sûr les organismes qui payent ces subventions de ces montants, de façon à ce qu’il y ait un suivi tout-à-fait rigoureux de ces sommes au fil des années. Cela, c’est la première chose. La seconde chose, c’est que nous avons changé, comme vous le savez certainement, le système de cotisation des fédérations et des Medef territoriaux. Nous avions un système qui était basé sur la valeur ajoutée des secteurs professionnels de l’année précédente et donc, en temps de crise, nous avons été pris dans un système contra-cyclique dans la mesure où les grandes variations temporelles faisaient que les cotisations ne correspondaient pas à l’activité économique du secteur. Nous avons donc, avec le Comité financier, modifié ce système, donné la possibilité aux fédérations de choisir leur période de référence en fonction de leur activité et ce système va rentrer en application en 2011, ce qui permettra à chaque fédération membre du Medef, de dire : nous voulons que notre cotisation soir basée soit sur l’année précédente, soit sur deux années précédentes, soit sur trois années précédentes ou sur une moyenne. C’est un peu quelque chose au menu, mais cela correspond à un système qui colle mieux en quelque sorte à l’activité économique du secteur. Ce système de cotisation a été approuvé par le Conseil exécutif, il rentrera en application comme je vous l’ai dit dès l’année 2011. Voilà les principaux points que je voulais vous donner sur la gestion du Medef.

Laurence Parisot : Ne crois pas que je veuille te… mais on a super timing aujourd’hui parce que l’on doit descendre en Assemblée générale. Alors, reste avec nous parce que l’on va répondre aux questions.