Pierre Gattaz sur RMC : « faire le choix de l’entreprise »

<p>Invité le 18 mai de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, Pierre Gattaz a plaidé pour le Pacte de responsabilité. « <i>Le Pacte, j’y crois. Le Pacte, c’est un mouvement historique du pays vers l’entreprise, vers l’économie de marché. C’est-à-dire en fait des règles mondialement utilisées par tous. Il faut faire le choix de l’entreprise </i>», a déclaré le président du Medef, en déplorant le manque de précision sur les « <i>trajectoires de baisse de fiscalité et de coût du travail </i>». Ce Pacte peut-il réduire le chômage ? « <i>On peut créer 1 million d’emplois en cinq ans à condition que l’on enlève les verrous qui bloquent l’embauche </i>», a indiqué Pierre Gattaz.</p>

Interrogé sur l’idée d’un Smic intermédiaire, le président du Medef a fait part de sa volonté d’étudier avec les syndicats et le gouvernement l’idée d’un Smic transitoire pour les chômeurs de longue durée et les jeunes sans formation. « Je compte bien en discuter avec les partenaires sociaux s’ils m’autorisent à en parler », a-t-il indiqué.

A la question « c’est quoi le Smic intermédiaire ? 700 euros, 600 euros ? » posée par Jean-Jacques Bourdin, lui, Pierre Gattaz a précisé : « oui, mais abondé par l’Etat, c’est-à-dire que vous préservez un pouvoir d’achat éventuellement à 1 000 ou 1 100 euros net pour les gens », a répondu Pierre Gattaz en affirmant que ce Smic était dans son esprit « temporaire ». « Quel est le problème ? C’est que moi je suis désespéré de voir d’abord 150 000 décrocheurs de l’Education nationale, des jeunes, des gamins qui sont sans emploi, qui sortent sans formation », a poursuivi Pierre Gattaz. « Deuxièmement, je suis désespéré par le nombre de gens qui sont très loin, écartés de l’emploi, écartés du travail, écartés de l’entreprise. Qu’est-ce qu’on fait, qu’est-ce qu’on fait ? Et bien on ne fait rien aujourd’hui ! », a-t-il affirmé. « Il n’y a aucune proposition pour remettre ces gens au travail », a-t-il lancé.

L’idée est, dit-il, de « remettre le pied à l’étrier de ces gens-là et de les former à un métier ». « C’est ce que je voulais discuter. Si on est crédible, si on est responsable, avec le gouvernement et les partenaires sociaux, qu’est-ce qu’on fait des 3,3 millions de chômeurs ? (…) On va en débattre et puis si l’idée n’est pas bonne, on l’écarte », a-t-il ajouté.

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